Robin d'Ardèche, roman en ligne

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-3- La machine s'emballe

      La suite n'a pas traîné.

          La gendarmerie de Lanarce a convoqué Paul Cuchet l'après-midi. Est-il vrai qu'il a reçu une flèche noire à l'épaule ? Difficile de mentir. Une chemise est si vite enlevée. La cicatrice. Lui, donc, il dit que oui, mais, bien entendu, il n'avoue pas à quel endroit ça s'est passé.

Alors on l'accuse d'avoir mis le feu Chez Francis et, plein de remords parce que c'est un brave bougre, il s'effondre et avoue tout. Il dit que Bornas lui en a donné l'ordre. Mais ça, les gendarmes en doutent. De telles choses n'arrivent pas en France. Que la police se lève la nuit pour flanquer le feu chez les entrepreneurs, c'est impensable !

C'est ce que dit Bornas. Car lui aussi, on l'a convoqué. En tant que simple témoin. Cuchet est donc un pyromane. Il a opéré à titre privé. Du coup, Bornas n'est pas inquiété. Il ressort du poste plus tranquille qu'il n'y est entré.

        Mais le temps court. Il remet tout à sa place.

        Il s'est passé quinze jours de plus. Robin est en prison pour l'affaire des rapines, et madame Fauvel lui apporte souvent des oranges au parloir. Par loyauté envers leur ami, Stucka et Petitjean se sont constitués prisonniers.

Or une autre enquête suit son cours dans un autre pays. À Krems, en Autriche. Et que découvre la police autrichienne ? Un mouchoir brodé. À l'hôtel. Et il n'appartient pas à Richard, bien que la lingère l'ait trouvé dans sa chambre. Le mouchoir porte le nom et le prénom, en toutes lettres, d'un jeune homme de chez eux. C'est une broderie pour colonie de vacances, afin de marquer le linge.

        Ce jeune homme ne va plus en colo depuis deux ans. Maintenant, il a dix-huit ans, et la police ne le connaît que trop. C'est un dealer. On s'en serait douté ! Si monsieur Fauvel dément avoir apporté la malette de cannabis au "Gasthof", il dit peut-être vrai. C'est sans doute le gamin qui l'y a dissimulée. Son mouchoir sera tombé de sa poche par inadvertance. Il ne s'en sera pas aperçu, ce qui le dénoncera.

        La police autrichienne retrouve le morveux en question et perquisitionne à son duplex. On l'a surpris essayant de détruire son portable, mais il n'en a pas eu le temps. Et, ô merveille, cette carte SIM, c'est une vraie mine d'or ! Grâce à la compagnie du téléphone, on retrouve les numéros de tous les correspondants. Et il y avait du très beau monde. Des noms à particules et à frisettes.

L'un d'entre eux conduit les investigations en France. Et je te le donne en mille, mon cousin. Devine donc chez qui ? Chez le commissaire Bornas, pardi.

        La nouvelle parvient à la gendarmerie de Lanarce. Décidément, un commissaire de police municipale qui connaîtrait à la fois un pyromane et un trafiquant de drogue, et qui ne serait pas un peu louche, ça fait beaucoup. Dis-moi qui tu fréquentes...

Derechef, on convoque le Bornas. Mais cette fois-ci, avec un gendarme à chaque bras et mandat d'amenée. Ce matin-là, Jean Santer est justement à la fenêtre de la mairie. Il a tout vu. Le commissaire est arrêté ? Pourquoi donc ? Le temps se gâte ! L'angoisse monte. L'étau se resserre comme les mâchoires d'un squale. Sûr et certain.

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