Robin d'Ardèche, roman en ligne

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-8- Le complot

      Santer est assis dans ce qu'il a pris l'habitude d'appeler son bureau.

Il est bien ennuyé. Il tripote nerveusement un élastique de ses dix doigts. Il se demande, maintenant que la caution a été collectée, comment il va s'y prendre.

Diable ! Ce Robin en a surpris plus d'un, avec ses largesses de grand seigneur. De quoi s'est-il mêlé ? Un voyou ne peut-il donc pas se conformer à la logique qu'on attend de lui ? D'un autre côté, on ne pouvait pas espérer meilleur aveu de culpabilité. En sortant à découvert, Robin a signé ses actes.

        Oui mais voilà. À peine règlée la somme aux tribunaux, Richard va rentrer au bercail. Obligé ! Certes, le procès va l'entraver, vu qu'il lui reste tout de même à prouver son innocence. Mais Santer ne le veut pas dans ses pattes. L'autre découvrirait la magouille du pont sur la Loire. Il devinerait ses intentions. Les manigances électorales tourneraient court.

        Comment se débarrasser du maire et du Hardi ? D'une pierre deux coups, là, toc ! Quel imbroqlio ! Il y aurait peut-être un moyen. Mais le Santer répugne aux improvisations. Lui, c'est un stratège, pas un tacticien. Comme aux échecs, il pense plusieurs coups d'avance. Tant pis, c'est la seule issue. Pour une fois il agira au débotté.

        Il téléphone au commissaire. Et guère plus tard, Bornas pénètre dans le bureau.

        --Un problème, monsieur Santer ?

        --Je crois, oui. La caution est rassemblée. Il ne faut pas qu'elle arrive à bon port, sinon Richard va revenir.

                  --Mais qu'y puis-je, moi ? On ne peut quand même pas la voler à madame Fauvel.

        --Vous non, mais Robin, si.

        --Je ne vous suis pas, dit le commissaire.

        --Attendez ! Vous savez que l'argent réuni ne l'est en majorité que sous forme d'espèces. Il est clair que madame Fauvel ne va pas l'envoyer par colis postal en Autriche. Il lui faut donc descendre à sa banque de Vals les déposer sur son compte. Ensuite, elle émettra un chèque, voire un virement. Or, elle devra bien y aller en voiture. Et c'est là que Robin intervient.

--Je ne vous suis toujours pas. Le Hardi va l'attaquer? Çà, qu'en savez-vous ? Ce n'est pas cohérent. Pourquoi aurait-il donné de l'argent, si c'est pour le reprendre aussitôt ?

--Tout simplement parce qu'ainsi, il opère un placement à intérêts net d'impôt. Il a donné soixante mille euros, il en récupère cent mille. Bénéfice, quarante mille euros !

          --Certes, il y a de l'idée ! Mais comment êtes-vous sûr qu'il va sortir des bois, et qu'il saura où et quand madame Fauvel passe ?

--Parce que ce n'est pas lui qui va attaquer, mais vos hommes ! Rien ne ressemble autant à trois motards noirs que trois autres motards noirs. En plus, on attribuera cette attaque à Robin. Voilà qui vous disculpera.

--Oui, mais, objecte Bornas, c'est compter sans Marion. Elle sera du convoi, c'est sûr. Elle connaît les motos, et ceux qui les conduisent. Elle se doutera de la supercherie.

           --Vous avez raison. C'est pourquoi vous allez l'éloigner ce jour-là.

            --Quel prétexte ?

            --Son père sera très malade en prison. Une intoxication. Inquiète, elle ira le voir à Privas de toute urgence. C'est même vous qui l'y conduirez.

--Je commence à saisir, dit Bornas. Surtout que j'ai là-bas un vieux camarade. Un maton. Il peut glisser quelques cachets dans sa gamelle. Rien de mortel. Juste une saleté. Mais il ne fera pas ça pour des prunes.

--Il me semble qu'avec cent mille euros, il y a de quoi graisser quelques pattes, non ? Et si vous menez à bien votre mission, vous et vos hommes, je ne vous oublierai pas. Alors ?

          --Alors, c'est d'accord. Mais je vous préviens. Si je plonge, vous plongez !

          --À la bonne heure ! De vous à moi, si c'est moi qui plonge, c'est vous qui nagerez.

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