Robin d'Ardèche, roman en ligne

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-7- L'homme à la Fléchette d'Or

      Quand la Marion est rentrée à l'auberge, la reine mère lui a passé une sacrée pommade. C'était juste avant l'ouverture des rideaux.

        --Et où étais-tu ? se fâche-t-elle. C'est comme ça que tu m'aides ? Est-ce-que ce sont des manières, de disparaître sans crier gare ? On t'a cherchée partout. Je ne vais pas te garder longtemps à mon service, si tu continues. Ici, c'est une maison sérieuse !

        --Pardon, madame, mais j'ai l'argent.

        --Comment-ça, tu as l'argent ? Quel argent ?

        --Celui dont vous avez besoin pour payer la caution de Richard. 

        --Ne dis donc pas d'âneries. Tu seras allée voir ta tante Adeline qui vit au Puy, et tu lui auras réclamé une somme dont elle a trop besoin pour manger. C'est qu'elle donnerait ses dentelles et son plat de lentilles, la pauvre ! De toutes façons, on n'a réuni qu'à grand-peine quarante mille euros. On est loin du compte.

        --Et bien voilà. Justement, le compte y est.

        Marion renverse sur le comptoir le contenu du sac qu'elle portait. Un beau tas de billets et de ferraille s'en est échappé.

Madame Fauvel en écarquille les yeux.

        --C'est quoi, ça ? D'où ça vient ?

        --Le butin de Robin.

                --Comment ? Tu l'as rencontré ? Malgré mon interdiction ? Je t'ai déjà dit que de ce voyou, je ne voulais rien.

        --Mais madame, il a tout donné !

        --Comment, tout ?

        --Il a vidé sa cassette devant moi. Le Ménestrel en est témoin.

        Il n'a pas gardé un cent pour lui.

--Ah ? Je croyais que dans un larcin, il avait ratissé cent mille euros ?

 --Faut croire que non. Quand nous sommes repartis, il était à sec. Et croyez-moi, il vit chichement au fond des bois. Il ne porte pas de souliers en crocodile à cinq cents euros, lui. Il ne s'est pas mis en frais. Ses copains non plus.

        Et madame Éléonore, elle se pose des questions, derrière son joli minois. Ce Robin, quand même ! C'est un drôle de pistolet. Il met à sac tout le Vivarais, on en tremble déjà dans les chaumières, et voilà qu'il vide ses poches sans mégoter. Le Santer, pour lui soutirer un repas au restau, c'est la croix et la bannière ! Sûr qu'il est plus prompt à la coucher dans son lit que dans son testament, l'autre grigou.

--Dommage qu'il soit brigand, dit-elle. Ça aurait pu être un homme bien.

        --Mais c'était un homme bien, s'indigne Marion. Et ce jusqu'à ce qu'on l'ait flanqué à terre. Sûrement que s'il avait encore sa scierie, il n'aurait pas tourné de la sorte. Il était heureux et ne demandait rien à personne, lui.

--Il est vrai que cet incendie aurait rendu fou n'importe qui, commente la reine mère.

Madame Fauvel ouvre un tiroir. Elle en sort la Fléchette d'Or que Robin lui avait offert à la fête foraine. Elle est songeuse, l'Éléonore, elle rougit, on dirait bien. Des sentiments confus. Et, se parlant à part soi, elle ajoute :

--Un bien bel homme, en plus. Un bien bel homme. On ne doit pas s'embêter, avec celui-là.

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