Robin d'Ardèche, roman en ligne

Amuse-gueules - Toniques  - Purgatifs - Élixirs - Onguents - La Totale - Votre Cure


Motivations de l'auteur ------------------Début du récit--------------------------------- Racine du site

Acte I  Acte II  Acte III  Acte IV  Acte V  Achat de l'intégrale en PDF

Vos commentaires sur ma page MySpace


--Puisqu'il paraît que Robin détrousse les voyageurs, je présume qu'il a de quoi, à présent. Pourquoi ne pas lui demander de vous aider, madame ? J'irais le voir de votre part.

          --Certainement pas ! dit Éléonore. Je n'accepterai aucun argent d'un tel voyou.

--Oui, mais, madame, avouez que ça vous dépannerait bien. Et puis l'argent de vos clients, vous ne vous demandez jamais s'ils l'ont gagné honnêtement, eux ?

          --Non, non, et non ! Et puis qui sait ce que tu risques, si tu t'aventures à le rencontrer ?

          --Oh, il n'est pas bien méchant. Il ne ferait pas de mal à une mouche.

--Que tu dis ! siffle Santer. Éléonore a raison. Quand un homme entre en marge de la société, il devient vite un animal. Tous ces brigands, c'est coupe-gorge et compagnie. Robin, en voilà un que l'absence de Richard arrange. Il pouvait prendre des mesures contre lui, que moi-même n'ai pas le droit de décréter. Hélas, je ne suis pas maire, moi. Mais si cette situation perdure, il va bien falloir revoter.

--Je maintiens, dit Marion, qu'on doit demander de l'argent à Robin. Et puis, s'il le donne, peut-être trouvera-t-il des circonstances atténuantes aux yeux de la justice.

--Ah, ma petite ! se fâche madame Fauvel. Ne me parle plus de ça ou je te renvoie !

          --Bien madame. Comme il vous plaira.

        Mais la Marion n'a pas dit son dernier mot. Quand elle a une idée, c'est une gageure que de l'en faire démordre. Or, le soir venu, le Ménestrel est rentré de sa tournée bimensuelle. Marion l'a bien vite mis au courant de tout. Quand ils ont été plus tranquilles, en coin de salle, ils ont échafaudé un plan.

           Ils s'entendent comme larrons en foire, ces deux-là !

            Une heure a passé. Tout est au point. Marion a bien réfléchi. Deux difficultés. Échapper à la vigilance de la reine mère à l'intérieur de l'auberge, et à celle des sbires à Bornas au poste d'essence voisin. Elle se doute que la police se tient à l'affût du moindre faux pas.

Entre alors dans l'auberge Perrette qui est dans le coup. Elle est svelte, de taille moyenne, de même couleur de cheveux que Marion.

De dos, on s'y tromperait.

          Elles vont aux toilettes, l'une derrière l'autre.

          --Vite ! dit Marion. Passe-moi tes fringues. Mets les miennes à la place. Attends cinq minutes avant de sortir. Bye.

         Et Marion quitte l'auberge. Elle tourne le dos au comptoir où madame Fauvel sert un double scotch sec à monsieur Dard. Elle rase le mur, passe devant la station, et, deux cents mètres plus loin, après le virage, monte en croupe sur la Bonneville d'Alain.

          Ni vu, ni connu, ils ont déjoué l'attention de toute la chiourme. Même Cuchet n'y a vu que du feu. Ils filent maintenant sur Rieutord. Au carrefour, ils prendront à droite, sur la route de Montpezat. Celle qui longe la Fontolière. Ils sont sûrs que personne ne les suit. Leur coeur bat à se rompre. Ils ont le souffle haché. C'est excitant, la conspiration !

Si Marion se fait virer, tant pis ! Elle aura au moins vécu ça. On n'est pas si souvent l'acteur de sa vie. Et le couple s'enfonce à cheval dans le mystère de la nuit.

retour - 61/78 - suite



http://apothicaire.fr



Amuse-gueules - Toniques  - Purgatifs - Élixirs - Onguents - La Totale - Votre Cure




Mettez-nous en marque-page communautaire !



Digg it!Digg it! del.icio.us it!Del.icio.us it! Scoop it!Scoop it! Fuzz it!Fuzz it! Nuouz Ca!Nuouz Ca!

.