Robin d'Ardèche, roman en ligne


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-1- Un maire en prison


     La semaine qui a suivi, les choses de la vie ont repris leur cours. Chacun a de quoi s'occuper chez soi, et on ne se mêle pas des histoires d'autrui.

        Aujourd'hui, dix-neuf heures, on est au Coeur de Lion.

        Madame Fauvel allume la télé pour ses clients. La taverne fait salle comble. Marion ne s'arrête pas de courir d'une table à l'autre. Il y a même Jean Santer et Louis Bornas. L'adjoint a pris l'habitude de passer ici tous les soirs pour conter fleurette à la patronne. Elle a fini par se laisser avoir par cet enjôleur qui ne manque pas de bagout.

        On passe les infos de la "trois". Les régionales. C'est Robert Denesle qui parle, un enfant du pays :

        "--Le gang des trois motards Ardéchois a encore frappé ! Ils ont sévi cette fois-ci du côté du Col de Mézilhac. Ces malfaiteurs d'une audace incroyable, à la manière de l'attaque des diligences d'autrefois, s'en sont pris à notre Directeur Général, Pierre Bargouin. Il est venu exprès à l'antenne nous relater sa mésaventure. Monsieur Bargouin, alors, comment ça s'est passé ?

--Et bien, mon cher Robert, je roulais bien tranquille dans la Peugeot 106 que j'avais emprunté à ma femme, quand trois voyous en moto m'ont coincé au col. C'est drôle, parce qu'au début, je me suis cru embarqué dans un mauvais film. Le ton n'y était pas. Les bandits étaient presque trop polis.

        --Et qu'ont-ils fait ?

                  --Polis ou pas, le résultat fut le même. Je me suis vu leur remettre mes liquidités. Et il y en avait !

        --Combien aviez-vous ?

        --Cent mille euros.

        --Cent mille euros ! Vous vous promeniez avec tout ça dans vos poches ? Dans une 106 ?

        --C'est-à-dire qu'il s'agissait d'un sac de sport qui contenait la prime que je devais distribuer à tous les employés de la maison. Vous comprenez, une voiture banalisée attire moins l'attention qu'un fourgon de la Brinks.

        --Tintin pour ma prime, quoi ?

        --Nous verrons. Mais le plus fort reste à venir. Savez-vous ce qu'ils m'ont dit ?

        --Et bien ?

        --Et bien ces trois messieurs ont précisé que d'habitude, ils ne prennent que la moitié du montant pour ne pas démunir les passants. Mais ils ont dit, que, pressés par le temps, ils n'auraient pas le loisir de recompter tout ça. Aussi ont-ils préféré tout garder. Non, mais, quel culot ! C'est inouï !

        --Certes. Et comment la chose a-t-elle fini ?

        --Les trois malfrats sont repartis après que l'un d'entre eux m'ait planté, tenez-vous bien, une flèche dans un pneu ! Pays de sauvages !

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