Robin d'Ardèche, roman en ligne

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-9- La lettre posthume


      L'après-midi qui a suivi, le Ménestrel a porté la lettre de l'Alfred à Robin. Depuis la rencontre du Vlad en moto, il se doute du lieu de sa retraite.

La lettre, c'est la Marion qui l'a trouvée, avec le vieux mort à côté. Car la petite lui apporte son pain à domicile chaque matin. Elle a préféré ne pas signaler aux autorités ce courrier-là. C'est pour Robin. Donc, c'est Robin qui l'aura.

Et Robin la lit dans la cahute, du temps que les autres sont occupés à rôtir une pièce de venaison au-dehors. La missive est écrite d'une main tremblante :

                                             " MON CHER ROBIN,


            " quand tu lira cette letre, mon cor seura déjà froid. Pardone les fôtes dl ortografe, je ne suis pas alé a lécole beaucou, tu le sée. C'est la cose que mon père était tré malade quand j'été jeune, et qu'il falai que je reste à la méson pour aider maman.

" Je te plain de tou mon queur qu'on tai mis feu à la si rie de ton papa.

" Tu sé que je t'aime bien, et que tu a été come mon petit fis. Je ne peu pa te doné grand chose, car il ne me reste rien a moi, même pa mon bois que le Santer, il ma forcé a le lui vendre que je pouvé plu payé la taxe, le saligo !

            " Mé il y a une chose qu'il ma pa pu volé. C'est ma moto de l'ansien tem que je lé gardé pour toi. Tu la prendra.

" Pardon d'être parti come sa, mé j'en pouvé plu a l'idée que le bois ou jalé queuillir des champignon avec Justine quand j'été jeune, je l'auré plu.

" Au revoir mon peti et ne soi pa triste. Je diré bien dé

chose a té paren au paradi ou je vé, j'en sui sur.

                                                                                                                        L'ALFRED"

Quand il a refermé la lettre, le Hardi, il est devenu rouge. Il ne lui a pas fallu longtemps pour compter deux et deux, et déduire l'évidence. Après un instant de silence parce que ça l'a ému, il a lancé, plein de colère :

        --Salopard, c'était donc toi ! Dire qu'un tas d'innocents ont trinqué par ta faute. Et bien, à nous deux, maintenant.

        Le soir, comme la nuit est tombée, une flèche a sifflé. Elle s'est plantée sur la porte de Santer. Une flèche ordinaire, à cela près qu'elle comporte attaché au bout d'un fil un billet. Un message est écrit dessus :

" Odieux personnage ! Tu es découvert et je sais tout. Prépare­-toi à payer le prix de ta méchanceté. Tu ne sauras pas où, tu ne sauras pas quand, mais, sois-en sûr, ma main te frappera.

                                                                                                                    Signé : Le Vengeur Masqué "

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