Robin d'Ardèche, roman en ligne

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-7- Les Chevaliers de la Route

        --Papa ! s'écrie Marion.

        --Ben ça alors, ben ça alors ! répète Robin comme s'il ne peut croire à ce qu'il voit.

La voiture n'est plus qu'un tas de ferraille. Le moulin est fendu jusqu'à la garde et le radiateur fume.

René Labiche git sur son siège, inanimé. Il est resté assis, ceinture oblige, mais sa tête pend en arrière. S'il n'est pas mort, il est salement secoué.

Robin a quelques notions de secourisme. Le brevet, il l'a obtenu à Toul, au 516ème Régiment du Train. Il a été Maréchal des Logis six mois, en tant qu'appelé. Instructeur, qu'il était.

Que faire ? Le pouls bat faiblement, mais il bat. Les cervicales ont souffert, vu le choc. Déplacer le corps le moins possible. Les vertèbres. Robin sait que s'il le laisse dans cette position, c'est l'étouffement assuré. Il vérifie que la 4 L ne prendra pas feu. Non, pas de fuite d'essence. Retirer les éclats de verre.

        Il allonge le siège. Ayant trouvé dans le coffre une toile cirée, il la plie en huit. Après avoir placé Labiche en position latérale de sécurité, il demande à Marion de la glisser sous sa joue droite. Ah oui, gaffe à l'hypothermie ! Il couvre Labiche de son blouson. Pas terrible, mais bon...

        --Marion, s'il te plaît, qu'il dit, poste-toi à l'entrée du virage pour signaler. C'est assez d'une collision.

Alerter. Le portable. Chienlit, pas de couverture ! C'est toujours pareil. Quand on a besoin de ces trucs-là, ils ne servent à rien. Ah, le progrès... Je t'en foutrais, du progrès.

Mais la Providence passe par là. Voici du monde qui vient. Un, deux, .. .non, trois motards. Un gros, une armoire à glace, et un gringalet. Code d'honneur des chevaliers de la route, voyant la moto sur le bord, ils s'arrêtent. Ils n'auraient vu que la voiture, faut pas charrier, ils auraient stoppé quand même.

        --Holà, mec, dit Pierre Petitjean. Un 'blèrne ?

        --Moi non, mais lui oui. C'est Labiche, le pompiste. Faudrait prévenir le SAMU, mais le réseau couvre pas.

        --Je pars téléphoner au village, propose Alain Quedale. Bougez pas. Je fais vite. Gardez mon banjo.

Trois pétarades, et la Triurnph est à Pampelune. Peut-être rétro, la Bonneville, mais pêchue quand tu l'énerves. Joli son de turbine. Un brin aseptisé, comparé au vieux modèle.

        Le groupe restant n'a pas le temps de jouer de la flûte, qu'un grincement inquiétant sort de la guimbarde. C'est l'accotement qui menace de s'affaisser sous la roue. Petitjean bondit. Il s'arc-boute du côté que la voiture penche. Il t'attrape tout ça et, ni une ni deux, hop ! il te lève les trois cents kilos du résidu de tôles comme qui rigole, et repose le tout bien à plat.

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