La Quête d'Aldoran, roman en ligne

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        Zerminette cependant, loin de la folie fratricide des hommes et de l'idéal d'un pays dont la première moitié des habitants ne vivait plus que pour se battre, alors que se débattait pour survivre la seconde, s'en était allée prolonger son rêve empreint d'amour et de merveilleux au sein de la Pyramide-Bibliothèque, lieu de convergence des forces bénéfiques de la planète, s'il en restait.

        Tout le mal qui sévissait alentour venait de ce que les zoraniens, s'étant détournés de cette formidable source d'énergie primordiale qui, du temps où Kabbalius oeuvrait encore dans les murs de la cité, suffisait à les sustenter à volonté, n'avaient plus d'autre alternative que d'obéir aux rudes lois de la matière dense et de s'y enliser. Leur opacité à la lumière d'Aleph, le Grand Pourvoyeur, leur était venue insidieusement, par degrés, à force de déserter l'enceinte du Cristal Vert, et, chaque jour désirant davantage ce qui n'était en rien nécessaire à leur bonheur, ils s'étaient laissés prendre à leur propre jeu, celui des apparences qui séduit tout autant qu'il trompe. 

        Les malheureux s'étant refusés à se poser la grande et unique question, allaient devoir maintenant en affronter une foule de petites, qui, soit dit en passant, les ramèneraient à la première tôt ou tard. Leurs canaux subtils et leurs pores quintessenciaux s'étant bouchés à l'émeri, ils seraient bien forcés d'absorber la Connaissance et la Vie par la longue médiation d'une chaîne alimentaire. Puisqu'ils ne dévoraient plus le savoir ni les livres, et que leur ignorance prenait d'encyclopédiques proportions, ils devraient dorénavant se contenter de patates, et encore s'arracheraient-ils longtemps les ongles pour les extirper de la glèbe jalouse.

        Ainsi naquit le travail, la chose la moins naturelle qui fut jamais au monde, si ce n'est aux imbéciles qui se vantaient de suer trois baquets d'eau par jour, afin de trouver à compenser le poids de leur ennui originel autant que le creux de leur gargouillant bedon.

        Et mon royaume pour un foie de veau.

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